samedi 26 avril 2008

Les monologues du Pénis

Hier soir, je suis allé avec mon tendre et un couple d'amis voir les monologues du Penis. Pour vous raconter le propos (qui n'est qu'un pretexte pour parler de l'appareil reproductif masculin) une réunion pour hommes est prévue. Trois amis d'enfance s'y retrouvent par hasard et le maître de cérémonie ne vient pas...Ils présideront ensemble la réunion. Le spectacle propose trois types d'hommes. : l'homo, le macho et l'intello. Si le macho ne s'en sort pas mal, l'homo tombe dans une caricature de la folle assez désagréable et l'intello est plutôt l'archétype d'un aristo.


La pièce met un peu de temps a démarrer. Les acteurs posent le lieu et le sujet, qui sont largement dispensables à ce « three men show » . Une fois partis, on se prend à sourire et quelques fois à rire. Mais la vulgarité n'est vraiment pas loin. Au centre de la pièce un long monologue sur le sida plombe l'ambiance dans la salle qui a du mal à s'en remettre, dommage je dirai. La pièce souffre donc de sa longueur, le dernier monologue n'a aucun intérêt et enlève toute possibilité de chute.

Pour ce qui est plus précisément de la mise en scène, il s'agit simplement d'une interaction avec le public. La sallee est allumé 90% du temps et le public participe aux différents monologues. De nombreux regards, questions, moqueries se profilent dans la salle. Timides s'abstenir.


Certains de mes comparses ont jugé la pièce sans grand intérêt : les monologues du vagin faisait une critique sociétaire, les monologues du penis parlent du zizi un point c'est tout. Malgré tout ce que nous avons pu reprocher à la pièce nous avons quand même passé un bon moment, mais nous sommes ressortis chacun mitigé sur des points différents, jeu des acteurs faux pour certains, trop vulgaire pour d'autres. Quoiqu'il en soit si vous voulez la voir allez vous faire votre avis. Coincés surtout ne pas assisster à ce genre de spectacle, vous pourriez ne pas vous sentir très à l'aise.

mardi 22 avril 2008

retard quand tu nous tiens

Enfin me voilà en vacance, je vais pouvoir rattraper mon retard.

Durant ces deux semaines je vais vous parler :
Enfin du Delirium du cirque du soleil
de Batailles au théâtre du rond point
Juste la fin du monde-comédie française
des Monologues du pénis-théâtre de dix heures
Du Roi Lion- théâtre mogador.
L'hotel du libre échange-théâtre de la colline.

J'espère pouvoir vous parler de la dernière représentation des Demoiselles d'Avignon ( j'attend la confirmation des places)
de The phantom of the opera -London ( si j'ai un peu de temps devant moi pour vous écrire cette critique)
et de Désordre- théâtre de la bastille ( spectacle que que je retournerai voir une seconde fois pour vous en parler).

Donc comme vous le voyez le programme est long. Je vais tenter de faire de mon mieux afin de mettre à jour le site.

Pour vous donner un avant gôut je finirai la saison 2007-2008 avec ces spectacles :
Le cabaret des hommes perdus -festival les divas
Forêt ( Wajdi Mouawad)-théâtre 71
Panique à Bord-Festival les divas
Créatures-Festivals les divas
Mamma mia-Palais des congrès de Paris
Cyrano de Bergerac-Comédie Française
et quelques spectacles des musicals de Paris ( du 7 au 27 juillet)

J'en reparlerai en fin de semaine mais lundi prochain aura lieu la cérémonie des Molières en direct des Folies Bergères avec plusieurs nominations pour Juste la fin du monde, L'hotel du libre échange, Le roi Lion et Cabaret. A vos télévision...

samedi 29 mars 2008

FAME

Bon allez j'ai rien a faire ce soir et TF1 comme d'habitude fait une émission de merde, avant New York unité spéciale je me colle donc à un compte rendu détaillé
.
J’ai donc assisté à la première représentation de Fame hier soir.
20H30 et quelques minutes, la salle du théâtre Comedia éteint ses lumières (je tiens à féliciter l'architecte de ce théâtre qui a conçu des sièges très confortables avec des espaces où l'on t étendre ses jambes :D ). Je tiens tout d'abord à préciser que je n'avais vu que le début du film, et que je ne connaissais aucune chanson, j'ai découvert l'oeuvre de David De Silva à travers cette adaptation française (scénographie et production italienne).

Le spectacle est divisé en 4 parties bien distinctes, dont chacune représente une année à la High School of Performing Arts. Dès la première scène, qui nous donne beaucoup de frissons par l'espoir de ces jeunes artistes, nous voyons que dans ce spectacle le théâtre, la danse, et le chant n'auront pas de limite. Tout se mélange, tout le monde danse et chante à la fois et ceci dans un rythme très dynamique dont le tempo ne descendra pas durant les 2h45 que dure la pièce.
Le spectacle nous offre un mélange de genre assez exceptionnel révélant des artistes capables de tout. Nous passons aisément du modern-jazz au flamenco (magnifique scène, c'est jouissif au second rang), du classique au hip hop en passant par quelques balades bien pensées. Raphaël Kaney Duverger n'a rien à envier à Kamel Ouali (humour ;-)).

Donc tous ces « petits jeunes » (comme dirait la gentille hôtesse qui m’a placé) dansent oui mais ils parlent aussi et chantent, et même très bien. Beaucoup de scènes de choeur, qui ont été gâchées par un son beaucoup trop fort sur les premières scènes (Hé oui !!! à l'inverse de Mogador il y a quelques mois), permettent de contribuer à tout ce dynamisme qui entraîne le spectateur. Le livret est comme la musique, très éclectique, les langages passent de celui de la directrice, à celui du lascar de Brooklyn en passant par un sex lover (et sa chanson hilarante sur Pedro....Qui verra comprendra!!).

Nous avons parlé de la danse, du chant mais qu'en est-il des acteurs sans qui la magie n'opèrerait pas ?
On retrouve quelques kit kat boys and Girls au top de leur forme (Julie Victor, Eric Jetner, Dan Menasche) et quelques personnes que j'avais pu découvrir lors des musicals de l'an dernier, et de nouvelles têtes. L'ensemble est jeune et bon, ils s'éclatent et ça se voit. Chaque personnes a été relooké (Julie Victor est sublime avec sa nouvelle chevelure) afin d'adhérer au mieux à son personnage. Chacun campe son rôle, du timide à la droguée en passant par la « grosse » (je m'en veux énormément du terme sachant que l'actrice n'est pas très grosse et magnifique ». On s'attache très facilement à quelques personnes dont le grandiose Jean Michel Vaubienyrone qui est la révélation du spectacle à mes yeux (danser aussi bien le classique et le hip hop en chantant...Bravo). Les professeurs ne sont pas du tout en décalage avec les « petits jeunes » et permettent au spectacle de trouver ses points d'appui et tout son sens. Le débat entre la directrice et la professeur de danse est tellement bien joué que nous avons du mal en tant que spectateur à situer le coté que nous prenons.

Je finirai avec la mise en scène et la scénographie. Les décors ne sont pas grandioses, un FAME composé de 4 modules (comme les 4 années, comme les 4 professeurs et comme les 4 fois ou je me suis dit que ce musical est le spectacle qui manquait aux Français) permet de ne pas trop encombrer la petite scène du Comedia tout en permettant de changer de lieu facilement. La mise en scène est pleine de petit clin d'oeil. J'ai d'ailleurs retrouvé l'ambiance de RENT (avec un beau clin d'oeil à ce spectacle), et vous pourrez retrouver des répliques des pièces de théâtre et filmées mythiques.

Le public est sorti content. Un standing ovation de quelques minutes a clôturé la soirée après un Fame endiablé. Quelque part je me dit que s'il y a un ange de la comédie musicale il a penché sa tête sur cette production qui mérite d'aller loin.

Je retiens quand même que la pièce dure près de 3h en tout et que la fin de l'acte II contient quelques longueurs dans les chansons. Mais de toute façon nous avons tellement rit, et frissonné avant, qu'en sortant du 4 boulevard de Strasbourg c'est une envie de crier « REMEMBER THEIR NAME....FAME » qui nous prend au coeur.

Et oui un metteur en scène, un chorégraphe et des artistes français montent un spectacle à la hauteur d'un spectacle anglo-saxon, FAME sera mon exemple pour prouver aux mauvaise langue qu'en France nous avons de vrai artistes talentueux.

mardi 19 février 2008

Maybe Forever : Meg Stuart & Philipp Gehmacher


Je viens, avec un petit peu de retard, mettre en ligne ma critique sur Meg Stuart, vue au Théâtre de la Ville.
Samedi soir, il s'agissait de mon premier spectacle de danse contemporaine. Sans doute le dernier me direz-vous après avoir lu cette critique.

En effet je me suis beaucoup ennuyé durant cette représentation. Mes reproches point par point au fil du spectacle…

Dans le premier tableau, la scène est plongée dans un presque noir, c'est à dire qu'il est très difficile discerner les corps en détail ; sur un bruit de coquille, les personnages semblent s'accoupler. Le manque de lumière a fait pleurer mes yeux, je n'ai donc pas vu grand chose de cette première séquence.
Arrive ensuite sur scène un guitariste qui chante et joue au milieu du plateau. La musique est une répétition de deux notes et la moitié des paroles consiste en un « Oh » lancinant… Je commence à avoir mal à la tête. Sachant que ces 2 notes constitueront le leitmotiv musical du reste de l’œuvre…

Meg stuart arrive enfin sur scène pour déclamer un monologue en anglais ou l'on pourra retenir les nombreux « I take it Back » sans grand intérêt. Les scènes de danses s'enchaînent sans harmonie, les personnages courent partout, décomposent leurs gestes dans un décor gris et froid, une scène immense. Je commence à compter les dalles du plafond, la musique devient intenable et rien ne m'attire sur la scène.

Au bout de ¾ d'heure de supplice, les premiers spectateurs commencent à quitter la salle. Une personne, puis deux, trois....Le ballet des départs est plus impressionnant que le spectacle.
Noir, le spectacle est fini......ENFIN. Mais, à ma plus grande surprise, lorsque les lumières se rallument, le public restant hue les artistes sur scène. Les quelques personnes ayant apprécié ont manifestent très fort pour cacher les sifflements. En vain.

Je sors de la salle très fatigué, en me disant que j'ai vraiment perdu mon temps et raté ma soirée. Un spectacle beaucoup trop conceptuel à mon goût, et en discutant avec plusieurs personnes de mon groupe d’étudiant, nous en avons tous pensé à peu près la même chose. Nous aurions aimé comprendre la pièce, mais il s'avère que le programme fournit à l'entrée de la salle est aussi incompréhensible que la pièce elle-même...

Si vous n’aimez pas la danse ni au contemporain et encore moins au conceptuel, passez votre chemin. Sinon, allez découvrir ce spectacle... ce qui n'est pas sans risques !
Guillaume

mercredi 13 février 2008

Nouvelle Byzance


Gros changement de style avec ce soir, Nouvelle Byzance au Théâtre de la Bastille.
Il est difficile d'écrire une critique sur ce spectacle très conceptuel.

Cette pièce ne parle pas, enfin si, elle parle, les corps des acteurs parlent, mais ils sont complètement muets. Elle comprend plusieurs tableaux mélangeant de manière voluptueuse : danse, combats, mimes et bruitages. Il faut se laisser emporter par la magie que représente le spectacle. Je pourrai le comparer à un conte grâce aux personnages qui ont tous quelques chose de magique, par la bande son et les lumières qui entraînent dans un monde très différent du notre ou l’on peut reconnaître nos situations de désir de dégoût et d'énervement.

Les acteurs sont absolument fabuleux. Muets, sans expression sur leurs visages, ils arrivent à faire passer beaucoup avec de simples gestes.

Je ne vais pas m'étendre très longtemps sur cette pièce ; malgré le fait que je n'ai pas compris l'ensemble des métaphores utilisées sur scène, j'en garde un très bon souvenir. Ces 65 minutes sont suffisantes pour permettre au spectateur de s’évader sans se lasser.

Un spectacle que je vous conseille, en étant toutefois prévenu de son genre très particulier.

Bonne soirée.
Guillaume

dimanche 3 février 2008

Ma colocataire est encore une garçe.


Hier, je me suis rendu au Palais des Glaces pour y découvrir Ma colocataire est encore une garce . Cette pièce fait suite au succès de Ma colocataire est une garce : il ne s'agit pas d'une suite, mais d'une nouvelle histoire dans la même lignée.

Dans un appartement vivent Sara et son fiancé Luigi, dont les passent temps favoris consistent à épier avec un télescope les numéros des cartes de crédit du distributeur du coin de la rue. C'est alors que débarque Hubert Chateigneau (comme l'étoile) afin d'emménager dans cet appartement déjà occupé. Sara et Luigi vont essayer de tout faire pour se débarrasser de lui.

Cette première pièce vue dans le cadre ma formation m'a divisé. Tout d'abord, le jeu des acteurs est bon, l'élocution est bonne et l'expression passe facilement. Le décor représente un salon teinté de violet et de rose, assez kitsch pour un couple d’une trentaine d’années.

La pièce souffre malgré tout d’un scénario assez peu creusé. Beaucoup de gags et scènes ne trouvent pas de justification. L'action parait pour la plupart du temps lente. Entre autres exemples, la scène de chant de Sara, censée faire rire, s’avère inutile ; de même, celle des cheveux de Luigi, tellement peu comique, perd son intérêt tant la chute est prévisible. Dommage qu’un thème pourtant intéressant à traiter manque son objectif et laisse aurait mérité un jeu plus développé.

Le public a eu du mal à rentré dans le jeu : très peu d'applaudissement entre les actes et de rire au début. La fin a permis un peu plus de détente, peut être par l'apparition (sans intérêt narratif) de deux des personnages en caleçon.

Quelques notes positives en conclusion. Même si j'ai noté beaucoup de points négatifs j'ai tout de même passé un bon moment, les personnages étant sympathiques, même si parfois un peu lourds, et la mise en scène d'Anne Roumanoff, statique sur le début, réserve quelques petits effets comiques non attendus.

Si vous souhaitez la voir, je vous conseil billetreduc, qui vous permettra de vous faire un avis à un prix raisonnable.





Guillaume