
Bon allez j'ai rien a faire ce soir et TF1 comme d'habitude fait une émission de merde, avant New York unité spéciale je me colle donc à un compte rendu détaillé
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J’ai donc assisté à la première représentation de Fame hier soir.
20H30 et quelques minutes, la salle du théâtre Comedia éteint ses lumières (je tiens à féliciter l'architecte de ce théâtre qui a conçu des sièges très confortables avec des espaces où l'on t étendre ses jambes :D ). Je tiens tout d'abord à préciser que je n'avais vu que le début du film, et que je ne connaissais aucune chanson, j'ai découvert l'oeuvre de David De Silva à travers cette adaptation française (scénographie et production italienne).
Le spectacle est divisé en 4 parties bien distinctes, dont chacune représente une année à la High School of Performing Arts. Dès la première scène, qui nous donne beaucoup de frissons par l'espoir de ces jeunes artistes, nous voyons que dans ce spectacle le théâtre, la danse, et le chant n'auront pas de limite. Tout se mélange, tout le monde danse et chante à la fois et ceci dans un rythme très dynamique dont le tempo ne descendra pas durant les 2h45 que dure la pièce.
Le spectacle nous offre un mélange de genre assez exceptionnel révélant des artistes capables de tout. Nous passons aisément du modern-jazz au flamenco (magnifique scène, c'est jouissif au second rang), du classique au hip hop en passant par quelques balades bien pensées. Raphaël Kaney Duverger n'a rien à envier à Kamel Ouali (humour ;-)).
Donc tous ces « petits jeunes » (comme dirait la gentille hôtesse qui m’a placé) dansent oui mais ils parlent aussi et chantent, et même très bien. Beaucoup de scènes de choeur, qui ont été gâchées par un son beaucoup trop fort sur les premières scènes (Hé oui !!! à l'inverse de Mogador il y a quelques mois), permettent de contribuer à tout ce dynamisme qui entraîne le spectateur. Le livret est comme la musique, très éclectique, les langages passent de celui de la directrice, à celui du lascar de Brooklyn en passant par un sex lover (et sa chanson hilarante sur Pedro....Qui verra comprendra!!).
Nous avons parlé de la danse, du chant mais qu'en est-il des acteurs sans qui la magie n'opèrerait pas ?
On retrouve quelques kit kat boys and Girls au top de leur forme (Julie Victor, Eric Jetner, Dan Menasche) et quelques personnes que j'avais pu découvrir lors des musicals de l'an dernier, et de nouvelles têtes. L'ensemble est jeune et bon, ils s'éclatent et ça se voit. Chaque personnes a été relooké (Julie Victor est sublime avec sa nouvelle chevelure) afin d'adhérer au mieux à son personnage. Chacun campe son rôle, du timide à la droguée en passant par la « grosse » (je m'en veux énormément du terme sachant que l'actrice n'est pas très grosse et magnifique ». On s'attache très facilement à quelques personnes dont le grandiose Jean Michel Vaubienyrone qui est la révélation du spectacle à mes yeux (danser aussi bien le classique et le hip hop en chantant...Bravo). Les professeurs ne sont pas du tout en décalage avec les « petits jeunes » et permettent au spectacle de trouver ses points d'appui et tout son sens. Le débat entre la directrice et la professeur de danse est tellement bien joué que nous avons du mal en tant que spectateur à situer le coté que nous prenons.
Je finirai avec la mise en scène et la scénographie. Les décors ne sont pas grandioses, un FAME composé de 4 modules (comme les 4 années, comme les 4 professeurs et comme les 4 fois ou je me suis dit que ce musical est le spectacle qui manquait aux Français) permet de ne pas trop encombrer la petite scène du Comedia tout en permettant de changer de lieu facilement. La mise en scène est pleine de petit clin d'oeil. J'ai d'ailleurs retrouvé l'ambiance de RENT (avec un beau clin d'oeil à ce spectacle), et vous pourrez retrouver des répliques des pièces de théâtre et filmées mythiques.
Le public est sorti content. Un standing ovation de quelques minutes a clôturé la soirée après un Fame endiablé. Quelque part je me dit que s'il y a un ange de la comédie musicale il a penché sa tête sur cette production qui mérite d'aller loin.
Je retiens quand même que la pièce dure près de 3h en tout et que la fin de l'acte II contient quelques longueurs dans les chansons. Mais de toute façon nous avons tellement rit, et frissonné avant, qu'en sortant du 4 boulevard de Strasbourg c'est une envie de crier « REMEMBER THEIR NAME....FAME » qui nous prend au coeur.
Et oui un metteur en scène, un chorégraphe et des artistes français montent un spectacle à la hauteur d'un spectacle anglo-saxon, FAME sera mon exemple pour prouver aux mauvaise langue qu'en France nous avons de vrai artistes talentueux.